Les Dolomites sont une chaîne de montagnes logées entre l’Italie et l’Autriche, avec pas moins de 18 sommets à plus de 3000 mètres d’altitude. Clairement, ça ne rigole pas. Les paysages sont d’une telle beauté que le massif est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
Étonnamment, l’italien n’est pas la langue la plus utilisée. En fonction de l’endroit où vous êtes, on vous regardera même mal si vous baragouinez en italien et non pas en allemand ou en ladin, un langage propre à cette zone géographique. Dans les villes et villages, les panneaux sont souvent écrits dans ces trois langues… ce qui est un peu déstabilisant !
Les Dolomites, c’est magnifique mais c’est aussi très cher, à l’instar de la Suisse. Les logements, la nourriture, les activités… Ce ne sera pas vos vacances les plus économiques (mais promis ça vaut le coup).
Pour voir l’envers du décor de ce voyage, une story à la une est épinglée sur mon compte Instagram.
Avant de commencer, un sommaire de ce qui vous attend dans ce guide…
Comment y aller ?
En voiture. Depuis Nice, il nous a fallu 7 heures pour arriver à notre première destination, Ortisei. À noter que l’aéroport le plus proche est celui de Bolzano, à une quarantaine de kilomètres.
Sur place, la voiture est presque obligatoire pour vous déplacer d’une ville à une autre ou pour rejoindre le point de départ d’une randonnée.
Quand y aller ?
Au printemps ou en début d’automne. Nous y sommes allés la dernière semaine de juin 2022, la période idéale pour découvrir les Dolomites en douceur, avec une météo clémente bien que parfois capricieuse et sans trop de touristes (enfin… ça dépend des endroits).
En hiver et jusqu’à début juin en fonction des années, la neige envahit les montagnes, rendant impraticables les chemins de randonnée si vous n’êtes pas aguerri. En été, la destination est envahie de touristes !
Où se loger ?
À Ortisei, nous sommes restés trois nuits à l’hôtel Digon (488€, petits-déjeuners compris), que je vous recommande chaudement !
L’établissement est idéalement situé pour visiter plusieurs endroits dans les Dolomites et la vue sur les montagnes est incroyable. La piscine est un gros plus pour se décontracter après une bonne journée de randonnée ! Un parking gratuit, des jeux pour enfants et une table de tennis de table sont à votre disposition, ainsi qu’un restaurant (un peu guindé mais bon).

À Valdaora, nous avons séjourné deux nuits à la résidence Bacher (188€), un établissement beaucoup plus simple.
Un grand studio situé dans le centre du village, à deux minutes à pied d’une supérette, avec un parking gratuit. Seul inconvénient : il y a beaucoup de mouches, attention à garder les fenêtres fermées la nuit !
Que faire sur place ?
De la randonnée ! Les Dolomites sont un paradis pour les marcheurs et vous pouvez trouver des sentiers faciles comme des beaucoup plus compliqués.
L’itinéraire en détail
Premier jour : arrivée à Ortisei
Départ de Nice à 10h en voiture pour arriver à Ortisei sous un beau soleil à 17h. La première chose que nous avons faite, c’est un plouf à la piscine de l’hôtel avant que l’orage n’éclate.
Pour cette première soirée, nous sommes restés à l’hôtel nous détendre, profiter de la vue, faire une partie de ping pong (je suis imbattable 👀) et admirer le coucher de soleil.
Deuxième jour : Alpe di Siusi
Lever à 7h pour être à l’ouverture à 8h30 du téléphérique Mont Seuc, à Ortisei, qui nous amène à 2005 mètres d’altitude, à Alpe di Siusi, pour 15,90€ l’aller simple. Un parking payant vous permet de stationner juste à côté.

À peine sorti de la cabine, la vue sur le plus haut alpage d’Europe est à couper le souffle. À partir de là, vous avez le choix entre de nombreux chemins de randonnée, tous balisés et indiqués par des panneaux.


Ce matin-là, le soleil brillait et il n’y avait pratiquement personne. On se serait crus dans un fond d’écran Windows : des étendues vertes, des petits cours d’eau, des montagnes en arrière-plan…

Nous avons pu déambuler pendant quelques heures, s’arrêter boire une bière dans un des restaurants de l’alpage avant de redescendre à pied jusqu’à Ortisei. Le chemin ne présente aucune difficulté technique mais il est long, environ 10 kilomètres, et ce n’est que de la descente alors attention aux genoux !

Partir en randonnée tôt le matin présente plusieurs avantages : éviter la foule et avoir le temps de faire autre chose l’après-midi. Sous un ciel gris orageux, nous sommes allés nous balader à Ortisei mais j’ai été un peu déçue, le village était trop touristique, pas assez authentique.
Troisième jour : Seceda
Autre montagne, autre point de vue, même réveil à 7h. À Ortisei, nous prenons les deux téléphériques nous amenant cette fois à Seceda (37€ l’aller-retour, parking payant à côté, ouverture à 8h30).
Grosse claque en sortant des cabines. La vue à 2500 mètres d’altitude est encore plus impressionnante que celle de la veille !

Parmi les nombreux chemins de randonnées balisés, nous choisissons celui qui fait le tour du plateau et nous permet d’arriver rapidement à la vue la plus populaire de Seceda (à gauche en sortant du téléphérique).


Un conseil : venez le plus tôt possible pour éviter les touristes, qui arrivent en masse dès le milieu de la matinée.
La balade est très agréable, ne présente aucune difficulté technique et les paysages sont splendides.

Tout était parfait, jusqu’à ce que l’orage éclate vers midi. On ne voyait plus rien à cause de la brume, la pluie tombait fort et le vent était glacé ! Il a fallu remonter en urgence au téléphérique pour redescendre à Ortisei. Heureusement, nous avions déjà eu le temps de bien profiter !


Après un peu de repos à l’hôtel, nous sommes partis à Monte Pana, à même pas dix minutes en voiture, pour faire un mini-golf (qui ferme à 17h) avec vue sur les montagnes… et j’ai gagné héhé.
Le soir, nous avons dîné au restaurant Tubladel, à Ortisei, que je vous recommande. Les prix sont un peu excessifs (forcément, c’est les Dolomites 😅) mais la nourriture est excellente et le service impeccable.
Quatrième jour : lago di Braies
On quitte la région d’Ortisei pour celle de Valdaora, à 1h30 de route environ, où se trouve notamment le (très) célèbre lac de Braies.
Nous y arrivons en milieu de matinée et les abords du lac grouillent déjà de monde (je n’ose même pas imaginer un samedi en plein mois d’août…), tandis que les parkings (payants) sont bien remplis.
Le lac de Braies est une propriété privée, le drone y est donc interdit. Sur les rives, côté parking, il y a l’hôtel éponyme, une petite chapelle ainsi que plusieurs endroits pour se restaurer et acheter des souvenirs.
Plusieurs randonnées existent à proximité mais, après deux jours déjà costauds, nous avons choisi de simplement faire le tour du lac : 3,5 kilomètres avec un petit dénivelé de 180 mètres.


La première partie est noire de monde et, de fait, pas très agréable. Dès que l’on passe la première plage, il n’y a plus personne ! Les gens s’arrêtent et ne continuent pas : une aubaine. Le reste de la balade est bien plus plaisante.

L’activité immanquable, c’est le tour du lac en barque (20€ la demi-heure) pour avoir LA photo instagrammable. En réalité, c’est sympa mais il faut quand même faire attention à ne pas dépasser le temps imparti, sinon vous payez plus. À noter que vous pouvez repartir avec deux jolies cartes postales gratuites.

L’après-midi, nous avons loué des vélos électriques à Valdaora (Rent and go Kurt Ladstätter, 55€), la petite ville où notre hébergement pour deux nuits était situé. Il y a des sentiers adaptés aux VTT, ce qui permet de découvrir facilement les paysages alentours.

Cinquième jour : Tre Cime di Lavaredo
Pour ce dernier jour plein dans les Dolomites, nous partons à l’ascension des Tre Cime di Lavaredo, encore une montagne magnifique et très populaire.
Depuis Valdaora, nous mettons une petite heure en voiture pour arriver jusqu’au parking du refuge d’Auronzo, point de départ des randonnées.
À noter que vous devez vous acquitter d’un péage de 30€ pour monter avec votre véhicule. Sinon, vous pouvez le laisser à un parking gratuit et grimper les derniers kilomètres en bus (plus contraignant mais beaucoup moins cher).
La randonnée commence dans une brume totale, qui ne nous laisse pas distinguer grand-chose. Le but est de faire le tour des trois pics en passant par trois refuges et, pendant deux bonnes heures, tout ce que l’on voit c’est les gens à côté de nous.
Les nuages ont fini par se dissiper lorsque nous sommes arrivés au dernier refuge, où nous avons pu boire et manger. Sous un ciel bleu, le paysage n’a rien à voir ! Et, en effet, c’est magnifique.


La randonnée est longue et fatigante, nous avons mis 6 heures en tout, mais elle ne présente aucune difficulté technique.

Le lendemain, il était temps de partir. Après une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route vers Nice.
Une semaine dans les Dolomites, c’est déjà beaucoup mais ce n’est absolument pas suffisant pour découvrir l’entièreté de ce massif incroyable. Bref, une destination à refaire !


