Ma solution infaillible pour vaincre la peur de l’avion

Pour certains, l’avion est synonyme de voyages et d’aventures. Pour d’autres, il est associé à l’angoisse, voire à la peur panique. Je fais partie de cette seconde catégorie.

Après quelques années à redouter le moindre vol, à m’affoler rien qu’à l’idée de monter dans un avion, il a fallu trouver une solution.

Ce remède miracle, c’est l’alprazolam.

@lesvoyagesdelauriane

Voyager en avion, c’est rapide, pratique mais ça fait peur (et puis bon, c’est pas ouf pour la planète) 😮‍💨 Le truc, c’est que je n’ai pas envie que mes angoisses m’empêchent de profiter… donc il a bien fallu trouver des solutions 🤝 Voici cinq astuces pour réussir à prendre l’avion sans faire une crise de panique ✈️✨ #avion #peurdelavion #astuces

♬ son original – Les voyages de Lauriane

L’alprazolam, c’est quoi ?

L’alprazolam est un médicament, plus précisément un anxiolytique, c’est-à-dire un tranquillisant.

Comment agit-il ?

Dans mon cas, l’alprazolam endort mon système digestif : je ne ressens ni la vitesse du décollage, ni la prise d’altitude, ni les changements de cap, ni l’atterrissage.

Autrement dit, la sensation de chute, de creux dans l’estomac, s’atténue considérablement avec la prise du médicament, même lors de petites turbulences.

D’un point de vue psychologique, l’alprazolam me calme et me permet d’éviter de paniquer lors de grosses turbulences, comme les « trous d’air » (une variation de plusieurs dizaines de mètres d’altitude lorsque l’avion est confronté à des courants d’air ascendants et descendants).

J’avale le comprimé entre une heure à dix minutes avant le décollage et il reste actif plusieurs heures.

Quels sont les effets secondaires ?

Comme pour tout médicament, il existe des contre-indications et effets secondaires. Ne prenez pas d’alprazolam si vous souffrez d’une insuffisance hépatique grave, d’une insuffisance respiratoire grave, du syndrome d’apnée du sommeil et de myasthénie.

Parmi les effets indésirables très fréquents (qui peuvent affecter plus d’une personne sur dix) listés sur la notice, on trouve la dépression, sédation et somnolence, difficulté à coordonner certains mouvements (ataxie), troubles de la mémoire, difficulté pour parler (dysarthrie), étourdissements, mal de tête, constipation, sécheresse de la bouche, fatigue et irritabilité.

Je l’utilise depuis plusieurs années et je n’ai rencontré aucun problème, excepté la somnolence quand le médicament est actif et, parfois, une légère constipation.

Comment l’obtenir ?

L’alprazolam n’est pas un bonbon dont on peut abuser mais un médicament à consommer avec modération et après avis médical. Il ne s’obtient que sous ordonnance.

Si votre médecin vous le prescrit pour l’aviophobie, ne l’utilisez que pour cette situation précise.

Mon histoire avec la peur de l’avion

Mon angoisse s’est développée à l’âge adulte, alors que j’avais déjà pris l’avion une poignée de fois lors de mon enfance sans éprouver de peur particulière.

C’est lors d’un vol Berlin – Nice, que j’ai fait seule en mars 2018, que tout a basculé.

Les conditions étaient terribles à cause de la pluie et du vent, il y avait quelques turbulences sans gravité mais suffisantes pour me faire stresser (et transpirer abondamment).

Je n’avais qu’une connaissance très superficielle du déroulé normal d’un vol et je n’avais pas conscience que la procédure d’atterrissage prenait du temps, qu’on ressentait la perte d’altitude constante.

Je me suis rendue compte qu’on arrivait seulement au moment où l’avion a touché le tarmac, tellement la météo rendait la visibilité impossible.

Globalement, j’ai eu peur pendant 2 heures, à croire qu’on allait s’écraser, sans pouvoir confier mon angoisse à personne.

C’en était fait de moi. Depuis ce jour, mon angoisse de l’avion a augmenté au fur et à mesure des années, au point de devoir consulter un médecin pour trouver une solution.

À l’heure où j’écris cet article, en avril 2023, ma situation ne s’est pas vraiment améliorée et je n’ai toujours pas dépassé le stade du petit courrier. Rien que l’idée de faire une correspondance me donne mal au ventre, même avec l’alprazolam.

Je garde dans un coin de la tête l’idée de faire un stage contre la peur en avion à l’aéroport de Nice. Qui sait, ce sera peut-être le prochain « bon plan » de ce blog 😅

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