Le Queyras (à prononcer sans le s) est un parc naturel régional situé dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, à la frontière avec l’Italie.
Comment résumer le Queyras ? Une vallée verdoyante, des montagnes vertigineuses, des villages authentiques. Tout est calme, apaisant et, bonus, pas très cher !
Pour voir l’envers du décor de ce voyage, une story à la une est épinglée sur mon compte Instagram.
Comment y aller ?

En voiture, le Queyras se trouve à un peu plus de 4 heures de route de Nice, que ce soit en passant par Savone et le col Agnel en Italie (~310km) ou en coupant à travers les Alpes-Maritimes par le col de Tende (~210km).
En transports en commun, il est possible de prendre le train de nuit Paris-Briançon ou de s’arrêter à la gare TER de Montdauphin-Guillestre. Les bus Zou! desservent les villages de la vallée depuis les gares ferroviaires. Je vous recommande quand même d’avoir un véhicule sur place.
Quand y aller ?
L’automne est la saison parfaite pour découvrir le Queyras. Les forêts de mélèzes se parent de couleurs dorées et orangées, tandis que la neige n’est pas encore trop présente.
Nous y sommes allés la première semaine d’octobre 2023, un mois marqué par une chaleur inhabituelle en France. La météo était splendide, on se serait crus en plein été.
Où se loger ?
Dans l’appartement deux pièces de Raphaël, à Molines-en-Queyras, sur Airbnb. Les quatre nuits ont coûté 260€ en octobre 2023.
Un petit cocon douillet, lumineux, fonctionnel et bénéficiant d’un balcon avec vue sur les montagnes. Il est au calme et idéalement situé pour rayonner dans le Queyras.
Le village de Molines-en-Queyras est assez déserté hors-saison mais il y a un Intermarché à 10 minutes en voiture. Ne comptez pas trop sur les restaurants, ils sont pratiquement tous fermés à cette période.
L’itinéraire en détail
Jour 1 : randonnée des belvédères du mont Viso
Nous avons fait le trajet depuis Nice la veille pour profiter de trois jours complets sur place. Et le premier a été consacré à une randonnée très chouette et facile : les belvédères du mont Viso.
Le départ s’effectue depuis le parking de la Roche Ecroulée, à Ristolas. Pour y accéder, roulez tout au bout de la RD947 puis de la RD947T. Prudence, les derniers kilomètres sont assez rocailleux.


Depuis le parking, suivez le panneau en direction du petit belvédère du Viso. Vous y accédez en quinze minutes à travers un chemin en montée douce dans la forêt.




Sur le plateau du petit belvédère, à 1894 mètres d’altitude, poursuivez tout droit en direction du grand belvédère.
Vous arrivez en quelques minutes à la balise indiquant le pré Michel avant d’atteindre celle du pied des Lauzières, qui marque la fin du parcours en forêt.


Continuez sur votre droite, en direction du mont Viso. À partir de là, vous retrouvez un sentier large, praticable à vélo, qui s’étale sur plusieurs kilomètres en montée douce.


La dernière partie de la randonnée est marquée par une série de lacets. À la balise de la Razine, vous pouvez rejoindre le grand belvédère du mont Viso par un chemin plus étroit ou par la route principale.
En quinze minutes, vous arrivez au grand belvédère, à 2133 mètres d’altitude. Je vous conseille de pousser cinq minutes de plus jusqu’à la Gardiole pour une vue encore plus dégagée.


Le retour s’effectue par le même chemin. Comptez deux heures de marche pour arriver au grand belvédère. La randonnée, facile, fait 9,6km et 387 mètres de dénivelé positif.
Jour 2 : randonnée du pic de Caramantran
Pour notre deuxième jour dans le Queyras, nous avons opté pour une randonnée aux paysages différents, celle du pic de Caramantran.
Il s’agit d’un sommet à 3025 mètres d’altitude mais, rassurez-vous, il est totalement accessible pour les marcheurs du dimanche (comme moi 🤓).
Le départ s’effectue à 2580 mètres d’altitude depuis le parking du refuge Agnel, à quelques kilomètres du col éponyme.


Et c’est parti ! Suivez la direction du col de Chamoussière par un petit sentier en montée douce, en passant par les balises Riou de Clot l’Agnel et Riou du Rocher.
À partir de là, vous entamez l’ascension de la montagne par un chemin plus étroit mais qui ne présente aucune difficulté technique.
Sur la route, vous apercevrez sûrement des bouquetins des Alpes avec leurs petits.


Arrivé au col de Chamoussière, à 2884 mètres d’altitude, vous avez fait le plus dur. Sur cette plaine, vous pouvez vous reposer avant d’entamer l’ascension finale.


En un quart d’heure de montée, vous voilà enfin au pic de Caramantran, à plus de 3000 mètres d’altitude.
Au sommet, nous étions en plein dans une mer de nuages, qui filaient à une vitesse folle. La vue était vertigineuse !




Et il est déjà l’heure de redescendre par le même chemin. Comptez trois heures et demi pour cette randonnée de difficulté moyenne, qui fait 6,2km pour environ 450 mètres de dénivelé positif.
Jour 3 : balade au lac de Roue
Pour notre troisième et dernier jour dans le Queyras, nous devions faire la randonnée des lacs Miroir et Sainte-Anne mais, j’avoue, j’ai été un peu découragée par les presque 800 mètres de dénivelé positif.
À la place, nous avons fait une super balade vers le lac de Roue. Nous avons posé la voiture à côté de la chapelle Saint-Pierre au hameau de Souliers, accessible via une route étroite depuis le village de Château-Ville-Vieille.

D’ici, nous avons suivi la piste forestière sur 2,4 kilomètres, à travers la forêt, jusqu’au lac. La vue, d’un côté comme de l’autre, est vraiment phénoménale.


Le lac de Roue, en lui-même, n’est pas très impressionnant, surtout parce qu’il était quasiment recouvert de feuilles mortes.


En revanche, la forêt qui le borde est très agréable. Il y a des tables de pique-nique et un chemin en montée douce jusqu’à un belvédère.
Bon, je m’attendais à une vue un peu plus dégagée mais vous pouvez quand même apercevoir d’ici le fort Queyras.


Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés quelques minutes pour observer le fort Queyras, un château fortifié qui était malheureusement fermé temporairement lors de notre séjour.

Ici s’achèvent ces quelques jours dans le Queyras. Nous sommes repartis vers Nice le lendemain après en avoir pris plein les yeux.
Je ne connaissais pas du tout ce coin de la France et j’ai été agréablement surprise par la beauté des paysages. Dépaysement et calme assurés !



