4 jours à Bologne en Italie en février

Bologne est une agréable surprise. J’y allais sans attentes exceptionnelles mais cette ville du nord de l’Italie m’a complètement séduite par sa beauté, son ambiance et surtout son offre (très) gourmande.

Capitale historique de la région d’Émilie-Romagne, elle abrite plus de 390 000 habitants, soit un peu plus que Nice.

Clairement, oui, ça vaut le coup de visiter Bologne et voici un guide complet pour s’y retrouver.

Quand y aller ?

Je m’y suis rendue fin février 2026 et je dois dire que la période semblait idéale : il n’y avait pratiquement pas de touriste.

La météo était changeante, alternant entre brouillard et grand soleil, avec des températures clémentes autour de 15°C.

Comment y aller ?

En voiture, Bologne se trouve à environ 475 kilomètres de Nice. Comptez six heures de route, pauses comprises.

À noter que le centre historique est une zone ZTL, où la circulation est restreinte. Vous avez besoin d’une autorisation, que vous pouvez demander au gestionnaire de parking, pour y entrer.

J’ai stationné ma voiture les quatre jours au parking surveillé Ex-Staveco, à proximité directe du centre et à quinze minutes à pied du Airbnb. La journée est à 12€, soit 48€ au total.

En transports en commun, il est possible d’y aller en train (au moins trois correspondances) ou en bus (direct). Dans ces deux cas, comptez environ sept heures de voyage. En avion, il n’y a pas de liaison directe depuis Nice.

Où se loger ?

J’ai résidé dans un charmant appartement, loué sur Airbnb pour 339€ les quatre nuits en février 2026.

Idéalement situé dans le centre historique, il m’a permis de découvrir la ville à pied. Le toit terrasse était un plus non négligeable.

Où manger et boire ?

Peut-être LA question la plus importante pour un voyage à Bologne, où tout est fait pour bien manger. Voici les adresses que j’ai testées… et approuvées.

Café: Antico Caffè Viola.

Pâtisserie : La Fantasia del Dolce.

Glacier : Vero.

Brunchs : Lampadina Café ; Buro Café.

Restaurants : Vecchia Malga ; Fior di Sale.

Bars : Il Mistico ; Agricola e Vitale ; La Montanarina Bistrò ; Assud (Mercato di Mezzo).

L’itinéraire en détail

Jour 1 : arrivée à Bologne et découverte du centre historique

J’ai posé mes bagages au Airbnb en milieu d’après-midi, ce qui me laissait quelques heures pour m’imprégner de l’ambiance de la ville.

Sans plus tarder, direction l’attrait principal du centre historique : la piazza Maggiore. Bordées d’édifices médiévaux et de la Renaissance, elle ressemble à tant d’autres places en Italie, notamment Florence ou Venise, et c’est exactement pour ça qu’on l’aime.

J’ai poursuivi mes déambulations à travers les ruelles étroites alentours, en m’extasiant devant les vitrines si travaillées (et alléchantes) des épiceries, restaurants et autres joyeusetés locales.

J’ai fini par me poser dans un bar (voir la section précédente) sur la piazza Santo Stefano, où trône la jolie basilique éponyme.

C’est par ici qu’on relie l’autre artère principale du centre-ville, la strada Maggiore, via le passage Corte Isolani.

Jour 2 : balade jusqu’au sanctuaire de San Luca

Premier réveil à Bologne et, cerise sur le gâteau, sous un beau soleil. L’activité du jour, outre profiter des terrasses (vous l’avez compris, je crois), était de grimper jusqu’au sanctuaire de San Luca.

Cet édifice religieux imposant, perché sur une colline, a été construit entre 1741 et 1815. Des traces d’un ermitage remontent néanmoins aux années 1100.

Pour s’y rendre, rien de plus simple : il suffit de rester sous les arcades qui débutent à la porte Saragozza.

S’en suit une belle balade de 4 kilomètres aller pour 200 mètres de dénivelé positif et, fait assez insolite, vous ne marchez QUE sous ces portiques classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le sanctuaire se visite gratuitement, même si l’accès à la coupole panoramique coûte 5€ (que je n’ai pas déboursés).

Avec ses nombreux bancs orientés au soleil, l’esplanade est l’endroit parfait pour se poser et souffler après cette belle montée… avant de redescendre par le même chemin.

À noter qu’il y a des toilettes et des distributeurs automatiques de nourriture et boissons. Un panneau indiquait la présence d’un café mais il était fermé lorsque j’y suis allée, probablement à cause des travaux.

Jour 3 : musées et tour de l’horloge

Le ciel étant assez couvert, j’ai préféré passer la matinée à l’intérieur et mon choix s’est porté sur le musée civique archéologique, l’un des plus prestigieux de Bologne.

Situé à deux pas de la piazza Maggiore, il abrite la troisième plus grande collection égyptienne d’Italie ainsi que des sections romaine, grecque et étrusque.

Bon, j’en attendais plus. J’aurais aimé une réelle scénographie et pas seulement une succession de salles remplies d’objets. Sympa mais pas un coup de coeur, donc.

En hiver et au printemps, le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h en semaine et de 10h à 19h le week-end. L’entrée coûte 6€.

La bonne nouvelle, c’est que l’enceinte accueillait une exposition temporaire sur les arts japonais à travers les périodes, qui était vraiment chouette.

Le billet était à 16€ et descendait à 14€ avec celui du musée.

J’ai poursuivi mon périple jusqu’au belvédère de l’église San Michele In Bosco, aux abords du centre-ville, mais je ne vous le recommande pas spécialement.

L’endroit, certes bordé d’un parc, n’était pas très intéressant. L’église est rattachée à un hôpital et la vue n’était pas exceptionnelle, surtout sous le brouillard.

Pour compenser, je suis retournée sur la piazza Maggiore pour grimper en haut de la tour de l’horloge, qui se trouve dans l’enceinte (majestueuse) de la mairie.

Je me suis décidée au dernier moment et suis arrivée pile à temps pour le dernier passage avant fermeture. Eh bien écoutez, j’ai bien fait ! La vue sur la ville depuis les différents étage de la tour est superbe.

Des panneaux explicatifs retracent l’histoire riche de cet ouvrage et il est possible d’avoir plus d’informations avec un audioguide.

La tour se visite tous les jours, à raison de trois entrées par heure, de 10h à 18h20 en hiver. Le billet coûte 10€ et comprend l’accès à la Collection d’art municipale, que je n’ai pas eu le temps de parcourir.

Jour 4 : colline San Pellegrino et fenêtre insolite

Voici déjà le dernier jour à Bologne. Le but était de profiter sans se presser, donc le programme était léger.

J’ai surtout passé plusieurs heures au soleil au parc San Pellegrino, dont la colline domine le centre historique. L’accès se fait depuis la via Saragozza.

La dernière attraction touristique a été de découvrir la fameuse petite fenêtre donnant sur le canal de Reno, au 16 via Piella, en plein centre-ville. C’est insolite mais pas dingue non plus.

Ici s’achève ce séjour italien, qui m’en a mis plein les yeux. Si cet article vous a donné envie d’arpenter les rues de Bologne ou simplement de vivre la dolce vita en Italie, n’hésitez pas à consulter mes autres articles à ce sujet

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