Cette randonnée entre facilement dans le top 5 des plus belles que j’ai pu faire dans le département des Alpes-Maritimes.
L’itinéraire menant au col de Raus, dans le parc national du Mercantour, est en réalité le début de celui menant à la cime du Diable, bien plus long et difficile (16,5km pour 1 172m de dénivelé positif).
Le parfait compromis pour accéder à de superbes paysages… sans y laisser un poumon.
Départ
Direction la baisse de Tueis, sur le territoire de La Bollène-Vésubie, quatre kilomètres après le col de Turini.
Ne vous arrêtez pas à la cabane de la baisse de Tueis, poursuivez sur la route bitumée en sens unique (RD 68) pendant 6,7 kilomètres jusqu’à atterrir à une aire de stationnement gratuit, signalée par plusieurs panneaux informatifs.
Cette route étroite est une boucle qui ramène à la baisse de Tueis, donc pas d’inquiétude.


En voiture, comptez 1h30 depuis Nice. Le bus ne monte pas jusqu’ici.
Itinéraire
Depuis le parking, situé à 2 028 mètres d’altitude, grimpez en direction du baraquement en ruines, à droite lorsque vous êtes face aux panneaux informatifs sur le parc du Mercantour.

Une fois devant les ruines, prenez à droite en direction de la Pointe des Trois Communes, où se rejoignent les territoires de La Bollène-Vésubie, Breil-sur-Roya et Saorge.
Juste avant d’accéder au fort de la Redoute, lieu clef de la défense militaire sur le massif de l’Authion construit entre 1897 et 1899, tournez à gauche en direction de la baisse de Saint-Véran.

La neige était encore un peu présente lorsque j’ai fait cette randonnée, le 2 mai 2026, mais à l’exception d’un morceau obstruant le chemin et me forçant à le contourner par le haut (voir photo ci-dessus), le sentier était entièrement praticable.
L’itinéraire est très facile à suivre. Il suffit de longer le chemin de crête.




Arrivé à la baisse de Saint-Véran, à 1 836 mètres d’altitude, vous bénéficierez d’une vue plongeante sur les deux côtés du sommet.
Poursuivez votre chemin tout droit, en direction de la vallée des Merveilles (que nous n’atteindrons pas).




À partir de là, j’ai croisé des dizaines de chamois, curieux mais pas téméraires. Ils se laissaient prendre en photo mais restaient à distance.
Soyez prudents, ils peuvent se trouver en hauteur sur la montagne et provoquer des chutes de pierre sur le chemin.


Après une dernière grimpette, vous voici au col de Raus, à 1 999 mètres d’altitude (oui, c’est plus bas que le point de départ).
C’est l’endroit parfait pour se poser, pique-niquer face aux montagnes, profiter du soleil et du paysage.






Pour le retour, rien de plus simple : il vous suffit de faire le même chemin en sens inverse, qui se termine donc par une montée.


À noter que la magnifique randonnée des forts de l’Authion se trouve dans le même secteur. Je vous la recommande, surtout en automne !
Difficulté
Facile. L’itinéraire, qui ne présente aucune difficulté technique, s’étend sur 8 kilomètres aller-retour pour 400 mètres de dénivelé positif.
Les chaussures de randonnée sont nécessaires, tout comme la casquette et les bouteilles d’eau. Pensez à prendre des bâtons pour vous aider si nécessaire.
Les chiens sont interdits dans le coeur du parc national du Mercantour.


