La Suisse est un pays magnifique, avec ses montagnes majestueuses et ses lacs époustouflants.
J’y étais déjà allée une semaine en octobre et j’avais vraiment envie d’y retourner en été, lorsque la neige a fondu et que certains chemins de randonnées sont à nouveau accessibles.
C’est désormais chose faite et je n’ai pas été déçue du voyage.
Bon à savoir, la Suisse est délimitée en 26 cantons et il y a quatre langues officielles : allemand, français, italien et romanche.
La devise est le franc suisse (1 CHF = 1,02€ au moment où j’écris cet article, en juin 2023), vous aurez donc des frais bancaires à chaque transaction par carte.
Il est important de noter que le coût de la vie en Suisse est (très) élevé, notamment pour la nourriture.
Pour vous donner un ordre d’idée, les 7 jours et 6 nuits en juin 2023 ont coûté pratiquement 1600€ à deux, sachant que nous ne sommes pas allés au restaurant.
Le plus gros poste de dépense, outre les logements, était clairement les remontées mécaniques permettant d’accéder aux départs de randonnée.
Pour voir l’envers du décor de ce voyage, une story à la une est épinglée sur mon compte Instagram.
Comment y aller ?
En voiture, vous en avez pour environ 5h de route de Nice jusqu’à Eischoll, le premier arrêt de notre parcours.
Bon à savoir : une vignette est obligatoire pour circuler sur l’autoroute suisse (mais pas sur les routes nationales). Elle coûte 40 francs, est valide 14 mois et vous pouvez l’acheter au point de vente situé à la frontière, dans les stations-service ou en ligne sur le site de la Poste suisse. Il n’existe pas de vignette journalière, hebdomadaire ou mensuelle.
L’aéroport le mieux desservi et le plus proche d’Eischoll est celui de Genève. Il est possible de se déplacer en train, si vous n’êtes pas pressé.
Quand y aller ?
La dernière semaine de juin, au commencement de l’été, lorsqu’il n’y a plus de neige, que les températures ne sont pas trop élevées et, surtout, que les touristes ne sont pas encore très présents.
La Suisse est également magique à l’automne, en octobre, mais beaucoup de sentiers de randonnées ne sont pas accessibles en raison de la neige.
Où se loger ?

– À Eischoll : dans le logement de Margrit et Christoph sur Airbnb. Il y a un garage, l’endroit est au calme et la vue sur les montagnes depuis le jardin est saisissante ! Les trois nuits ont coûté 298€.
– À Adligenswil : dans le logement d’Edith sur Airbnb. L’appartement est plus petit mais fonctionnel, au calme, avec une place de parking (ce qui est non négligeable, surtout dans la région de Lucerne). Les trois nuits sont revenues à 351€.
L’itinéraire en détail
Jour 1 : arrivée à Eischoll et pont suspendu
Nous sommes arrivés dans l’après-midi à Eischoll, petit village du canton du Valais, où l’on parle essentiellement allemand.
L’attraction touristique la plus importante est le pont suspendu, appelé Hängebrücke Milibach.

Il se situe à une quinzaine de minutes à pied du centre village et la balade, indiquée par des panneaux, est très agréable.
Vous passez à travers des terres agricoles et pâturages où se trouvent des vaches et chevaux très amicaux !



Le pont suspendu permet de relier Eischoll au village voisin d’Unterbäch. Il mesure 260 mètres de long et atteint 65 mètres de haut.
Attention aux personnes sujettes au vertige, le pont bouge pas mal lorsque l’on marche dessus (ce qui, personnellement, m’a beaucoup amusée 😄).

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés boire une bière au restaurant Pöstli, le seul ouvert le dimanche.
Je ne vous le conseille pas pour une question de prix : le verre d’eau du robinet a coûté 3,90 CHF… Clairement, c’est une honte. Le demi de bière était à 4 CHF.
À Eischoll, il n’y a qu’un petit supermarché Volg, fermé le dimanche après-midi. Un Coop Pronto est ouvert tous les jours, jusqu’à 23 heures, dans la ville voisine de Visp, à une vingtaine de minutes en voiture, où se situe également un Migros.


Jour 2 : le sentier des 5 lacs à Zermatt
Le sentier des 5 lacs à Zermatt est probablement la plus belle randonnée que j’ai fait en Suisse. Elle n’est possible qu’en été, lorsque la neige a fondu.
Se rendre au départ de la randonnée est déjà une aventure.
Première étape : conduire une heure d’Eischoll jusqu’à Täsch, dernier village accessible avant Zermatt, interdit aux voitures. De nombreux parkings sont disponibles, nous avons choisi celui de la gare, Matterhorn Terminal, qui a coûté 14 CHF pour quasiment 8 heures.
Deuxième étape : prendre le train, dont la gare est collée au parking, jusqu’à Zermatt. Il faut prendre le R40. Le trajet dure une quinzaine de minutes et l’aller-retour coûte 16,40 CHF.

Troisième étape : en sortant de la gare à Zermatt, village (très) touristique implanté à 1620 mètres d’altitude, allez tout droit en direction du funiculaire de la station Sunnegga – Blauherd – Rothhorn, à dix minutes à pied. Prenez le funiculaire jusqu’à Sunnegga, à 2288 mètres d’altitude.
Quatrième étape : à Sunnegga, prenez la télécabine jusqu’à Blauherd, à 2571 mètres d’altitude. La correspondance se fait dans le même bâtiment. Le billet comprenant funiculaire et télécabine coûte 33 CHF l’aller.
Vous voilà (enfin) au départ de la randonnée, qui vaut vraiment le coup, promis.

Le sentier permet de découvrir 5 lacs (Stellisee – Grindjisee – Grünsee – Moosjisee – Leisee), avec une vue quasiment constante sur le Mont Cervin, 12e sommet des Alpes du haut de ses 4478 mètres d’altitude. Son image est utilisée pour les logos de Toblerone et Ricola !





Tout au long du parcours, suivez les panneaux 5-Seenweg. Les paysages sont vraiment incroyables et il est possible de se baigner dans les lacs Grünsee et Leisee.
Il n’y a aucune difficulté technique mais la randonnée ne peut pas être qualifiée de facile en raison de sa longueur : elle fait 9 kilomètres pour 542 mètres de dénivelé négatif et environ 150 mètres de dénivelé positif.


Si, comme nous, vous ne souhaitez pas payer le retour onéreux en funiculaire et télécabine, vous pouvez redescendre à Zermatt à pied depuis le dernier lac, Leisee. Je vous le recommande, rien que pour le chemin absolument magnifique.
Avec cet itinéraire, la randonnée en entier revient à 1170 mètres de dénivelé négatif, sans changement pour le dénivelé positif, et près de 20 kilomètres. Ne vous engagez évidemment pas si vous n’êtes pas un marcheur aguerri !


Jour 3 : Oeschinensee
Pour notre troisième jour en Suisse, nous sommes allés au lac d’Oeschinen et, encore une fois, c’était une petite logistique pour s’y rendre.
Depuis Eischoll, nous nous sommes garés au parking gratuit (une rareté) de la petite gare ferroviaire d’Hohtenn, à 20 minutes de voiture.
Nous avons pris le train jusqu’à Kandersteg, le village depuis lequel on accède à Oschinensee. Le trajet dure 20 minutes et le billet coûte 14,20 CHF.
À noter qu’il faut appuyer sur un bouton, depuis le quai de la gare, pour que le train s’arrête à Hohtenn ! Dans le train, pour demander l’arrêt, il faut appuyer sur le bouton d’ouverture des portes lorsqu’Hohtenn est le prochain arrêt.
Attention, il y a peu de trains dans la journée qui relient en direct ces deux villages. À l’aller, nous sommes partis avec celui de 11h40 et sommes revenus avec celui de 19h40.
À Kandersteg, suivez les panneaux jusqu’à la station de télécabine, située à une quinzaine de minutes de marche de la gare ferroviaire.


Cette fois, fatigués de la veille, nous avons pris un billet aller-retour, qui a coûté 30 CHF. La remontée fonctionne de 8 heures jusqu’à 18 heures.

En haut de la station, vous devez marcher une petite demi-heure pour rejoindre le lac d’Oeschinen, à 1578 mètres d’altitude.
Sur les rives, vous trouverez quelques établissements de restauration, ainsi que des toilettes.

De nombreux sentiers de randonnées plus ou moins courtes existent. Notre dévolu s’est jeté sur le chemin panoramique, le n°8, « Oeschinensee-Heuberg ».


Il commence par longer le lac, avant de grimper sèchement puis plus doucement jusqu’au refuge, à 1978 mètres d’altitude.
Pensez à prendre du liquide pour acheter des boissons, sachant que les euros sont acceptés. Si vous ne consommez pas, les toilettes sont à 2 CHF.


À partir de là, vous avez fait le plus dur. Il ne reste qu’une grosse montée pour enfin atteindre un chemin quasiment plat, qui vous mènera jusqu’au clou du spectacle : une vue splendide sur le lac, avec un promontoire idéal pour faire des photos.

La dernière partie, passé le dernier col, est moins intéressante. Le lac n’est plus en vue, ni les montagnes qui rappellent celles des Dolomites en Italie.
Comptez 3 heures pour faire cette randonnée de 7 kilomètres, qui cumule 457 mètres de dénivelé positif. Pareil, ne vous engagez pas si vous n’êtes pas un marcheur aguerri… et endurant !


Jour 4 : Lucerne
C’est l’heure de changer de logement ! Nous partons d’Eischoll et roulons environ 3 heures pour arriver jusqu’à Adligenswil, une petite commune du canton de Lucerne.
Pour rejoindre la ville éponyme, comptez un petit quart d’heure de voiture. À Lucerne, il y a de nombreux parkings aux tarifs similaires. Nous sommes allés au Parkhaus Kantonalbank, qui a coûté 10 CHF pour quatre heures.
Le centre-ville médiéval est très mignon, notamment les rives de la rivière Reuss, qui coupe la commune en deux.


Lucerne est notamment connue pour ses deux ponts piétons : le Kapellbrücke, le plus ancien pont en bois couvert d’Europe, qui date du XIVe siècle, et le Spreuerbrücke, érigé au XVe siècle.


L’église des Jésuites de Lucerne, la Jesuitenkirche, est également à voir. L’intérieur, dans les tons blancs et roses, est somptueux.


Sur l’autre rive, nous avons visité les rues commerçantes et poussé jusqu’au Lion de Lucerne, une sculpture en hommage aux soldats décédés en 1792 au service du roi de France Louis XVI lors de la révolution française.
Pas de chance, l’ouvrage était en travaux lorsque nous y sommes allés.



Jour 5 : Stoos, de Klingenstock à Fronalpstock
Et c’est reparti pour une randonnée ! Cette fois, direction Stoos, une station interdite aux voitures, permettant de faire le chemin de Klingenstock à Fronalpstock.
Pour s’y rendre, il faut prendre le funiculaire à Schwytz, à environ 30 minutes de voiture d’Adligenswil.
De grands parkings se trouvent à proximité directe. L’aire de stationnement ouverte a coûté 6 CHF pour plus de 6 heures.
La particularité du funiculaire de Stoos est d’être le plus raide au monde, avec une pente pouvant atteindre 110% !
La technologie de l’engin, dont les cabines sont rondes, fait que l’ascension ne se ressent absolument pas de l’intérieur. Le billet aller-route est revenu à 22 CHF.
Une fois à la station, à 1300 mètres d’altitude, nous avons pris la longue remontée mécanique de Brunnerboden jusqu’à Klingenstock, qui nous amène à 1935 mètres d’altitude (20 CHF l’aller).
Et là… C’est juste grandiose. Dès la sortie de la remontée mécanique, on se trouve sur un chemin de crête que l’on va longer jusqu’à Fronalpstock, à 1922 mètres d’altitude.


Ce sentier est populaire, notamment grâce aux nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, et je comprends aisément pourquoi.
D’un côté, les plaines bien vertes. Sous nos pieds, ce chemin de crête étroit. De l’autre, l’abrupt de la montagne qui se jette dans le lac des Quatre-Cantons.



Au bout d’un peu plus de 2 heures, vous arrivez à Fronalpstock, où se trouve un hôtel-restaurant où l’on peut aller aux toilettes, remplir la bouteille d’eau et consommer boissons et nourriture.


D’ici, vous pouvez reprendre deux autres remontées mécaniques pour redescendre jusqu’au funiculaire de Stoos. Nous avons décidé de descendre à pied. La pente est douce et ce chemin ne rajoute qu’une grosse heure de marche.
Attention, vous traversez des enclos de vaches à plusieurs reprises et certaines peuvent être… d’humeur joueuse ! Ne vous attardez pas et ne faites rien pour les provoquer.


Cette randonnée, à faire absolument, ne présente aucune difficulté technique. Elle fait environ 9 kilomètres pour 282 mètres de dénivelé positif et 925 de négatif.

Jours 6 et 7 : randonnée avortée et retour sur Nice
Pour notre dernier jour en Suisse, nous devions faire une randonnée sur le Pilatus, la montagne qui domine Lucerne.
En raison de la pluie, notre projet a été avorté et nous nous sommes simplement reposés au Airbnb, avant de remplir la mission souvenirs.
Nous sommes rentrés à Nice le lendemain, en voiture, ce qui correspond à un peu plus de 6 heures quand le trafic est fluide (ce qui n’a pas été notre cas…).
Cette deuxième fois en Suisse a été un réel succès. J’ai pris un énorme plaisir à me challenger sur ces randonnées et à découvrir des paysages insoupçonnés. Je ne peux que vous conseiller de vous y rendre, encore et encore…



