Un week-end à Madrid en janvier

Ah, Madrid… J’en avais des a priori négatifs. On m’avait souvent parlé d’une ville moche, sans grand intérêt. Quelle erreur !

La capitale de l’Espagne est majestueuse, mêlant une architecture haussmannienne et new yorkaise ; elle regorge de musées, bonnes adresses et recoins intéressants.

C’est la destination idéale pour un week-end de deux ou trois jours.

Informations pratiques

Il y a beaucoup (vraiment beaucoup) de monde à Madrid, même un week-end de janvier. Mon conseil ultime, c’est de se lever un peu plus tôt : les rues commencent à vraiment grouiller autour de 11 heures.

Côté restauration, c’est pareil. Il est très difficile de déjeuner mais surtout dîner à une bonne table sans réservation. Ma chance a été de m’y rendre à midi pile et vers 19h. Plus tard, sans réservation, oubliez les meilleurs restaurants.

En Espagne, les heures de repas sont complètement décalées par rapport à chez nous : un encas avant de partir travailler, un vrai petit-déjeuner vers 11h, le déjeuner vers 15h et le dîner vers 21h voire plus tard l’été. À Madrid, on trouve quand même des restaurants qui servent à des horaires plus… normaux pour les Français. 😆 Concernant le pourboire, il est d’usage de laisser entre 5% et 10% de l’addition.

Ce décalage se retrouve aussi pour les magasins, qui sont ouverts généralement jusqu’à 22h. 

Parmi les inconvénients, il est important de noter que les Madrilènes ne parlent vraiment pas bien anglais, même dans la plupart des commerces. N’hésitez pas à apprendre quelques phrases utiles avant votre séjour.

Le système de transport de Madrid est divisé en zones tarifaires (0, A, B1, B2, B3, C1, C2). Clairement, on ne manque pas de moyen de se déplacer entre tram, bus, métro et trains urbains.

La Carte Multi Transports Publics, ou Carte Multi, regroupe tous les titres de transport. Elle est non personnelle, sans contact et rechargeable, d’une durée de dix ans. Elle s’achète au prix de 2,50€ dans n’importe quelle machine de tickets de métro.

À noter qu’il y a un supplément de quelques euros à ajouter pour un trajet en métro depuis et vers l’aéroport, desservi par la ligne 8.

Il n’y a pas de décalage horaire et les prises électriques sont les mêmes que chez nous, donc pas besoin d’adaptateur.

Comment y aller ?

En avion, Madrid ne se trouve qu’à environ deux heures de vol direct de Nice.

Le billet aller-retour via easyJet, en janvier 2025, a coûté 114€ pour deux personnes avec un seul petit bagage en cabine chacun.

La capitale est également desservie par Iberia, la compagnie aérienne nationale espagnole.

Quand y aller ?

Je vous conseille fortement de vous y rendre hors saison, déjà à cause du monde mais aussi en raison de la météo. En été, les températures atteignent des niveaux bien trop élevés.

J’y suis allée du vendredi 24 au dimanche 26 janvier 2025 et la grisaille a dominé, avec de belles éclaircies samedi après-midi et un soupçon de pluie dans la matinée. Il faisait autour de 13°C.

Où se loger ?

Dans l’appartement entier de Paulina sur Airbnb, idéalement situé à deux pas de la Puerta del Sol et à cinq minutes de la Gran Via. Un quartier très central et animé avec tous les types de commerces à proximité.

Les deux nuits en janvier 2025 ont coûté 277€.

Où manger ?

Une chose est sûre : on mange bien, à Madrid. Croquettes au jambon ibérique, tortilla, sangria… Cela me manque déjà !

@lesvoyagesdelauriane

Que de bonnes adresses testées ce week-end à Madrid 🤝 – La Pescadería (58€ pour plusieurs tapas, deux desserts et deux boissons) ; – BLoved (76€ pour plats, desserts et boissons) ; – Murillo Café (90€ pour entrées, plats, desserts, boissons et café) ; – Arzábal Mercado San Miguel (9€ les cinq croquettes) ; – Candy Fuets Mercado San Miguel (7€ la barquette de mini saucissons et chorizos) ; – Empanadas Mercado San Miguel (17,60€ les quatre chaussons) ; – Azotea del Circulo (11€ les deux sangrias). #madrid #wheretoeat #tapas #sangria

♬ son original – Les voyages de Lauriane

Voici les adresses que j’ai testées et approuvées en deux jours :

– La Pescadería (58€ pour plusieurs tapas, deux desserts et deux boissons) ;

– BLoved (76€ pour plats, desserts et boissons) ;

– Murillo Café (90€ pour entrées, plats, desserts, boissons et café) ;

– Arzábal Mercado San Miguel (9€ les cinq croquettes) ;

– Candy Fuets Mercado San Miguel (7€ la barquette de mini saucissons et chorizos) ;

– Empanadas Mercado San Miguel (17,60€ les quatre chaussons) ;

– Azotea del Circulo (11€ les deux sangrias).

L’itinéraire en détail

Samedi : musée archéologique et incontournables du centre-ville

Après un premier dîner à Madrid le vendredi soir, j’ai commencé ce week-end par une visite du musée archéologique national, situé à une vingtaine de minutes à pied du Airbnb, ce qui m’a permis de découvrir sur la route la Puerta del Sol, les bâtisses impressionnantes de la Calle de Alcalá ainsi que le Palacio de Cibeles.

Je suis allée au musée archéologique national peu après l’ouverture, vers 10h, et il n’y avait quasiment personne. J’ai pu arpenter les différentes salles tranquillement et il n’y avait même pas de file d’attente à l’entrée.

Le musée est très intéressant mais surtout complet : on en apprend plus sur les premiers humains, l’histoire de l’Espagne, le monde médiéval, l’hispanie romaine et il y a même des salles égyptiennes et grecques.

Il est ouvert du mardi au samedi de 9h30 à 20h et le dimanche et jours fériés de 9h30 à 15h. L’entrée est payante, à trois euros.

Pour le déjeuner, direction le Mercado San Miguel, des halles couvertes prisées par les Madrilènes et ouvertes tous les jours de 10h à minuit.

Ici, il vous faut jouer des coudes et s’armer de patience pour commander à boire et à manger dans les différents commerces mais cela fait partie de l’expérience.

Pour le café, direction la Plaza Mayor, juste derrière le marché. Entourée d’arcades et de divers commerces, c’est l’endroit idéal pour se poser et souffler au calme.

La balade se poursuit vers le Teatro Real, que j’ai trouvé plutôt anecdotique par rapport à tous les autres édifices croisés jusque-là.

Il fait face au Palacio Real de Madrid, le palais royal, qui abrite plus de 3 000 pièces et des œuvres de grands artistes tels que Caravaggio, Velázquez et Goya.

Je ne l’ai pas visité mais, samedi en début d’après-midi, nombreux étaient ceux qui attendaient de pouvoir entrer (ouvert du lundi au samedi de 10h à 18h/19h, billet standard à 24€).

De l’autre côté du palais se trouve la Catedral de Santa Maria la Real de la Almudena, de style gothique, construite récemment en 1993.

Il est possible d’y entrer et de grimper dans la coupole mais, face au monde, j’ai préféré éviter (ouverte tous les jours de 10h à 20h30).

À noter qu’au bout de la Plaza de la Armeria, qui sépare la cathédrale du palais royal, se situe une corniche offrant une vue dégagée sur une partie plus excentrée de Madrid (et pas aussi jolie, qu’on se le dise).

En quête d’un belvédère plus à mon goût, je me suis rendu sur le toit du Círculo de Bellas Artes, à quelques centaines de mètres de la Puerta del Sol.

Et là, jackpot ! Le rooftop abrite un bar-restaurant, Azotea, qui offre la vue la plus célèbre sur Madrid.

En y allant samedi à 16 heures, l’endroit était agréablement vide, parfait pour prendre une sangria et admirer la golden hour (ouvert tous les jours de 10h à 00h30, à noter qu’il faut payer cinq euros pour accéder au toit).

La journée s’est terminée par la Plaza de Colón, du nom de Christophe Colomb, où trônent plusieurs monuments étonnants ainsi que les jardins de la Découverte.

Dimanche : temple de Debod et musée naval

Le lendemain, le programme de la matinée était chargé pour optimiser le temps restant avant l’avion retour.

Premier arrêt, le Templo de Debod. Pour le rejoindre, j’ai traversé toute la Gran Via, l’avenue la plus célèbre de la ville s’étirant sur 1,3 kilomètre.

Elle abrite la plupart des grands magasins mais aussi de nombreux cinémas, théâtres et autres édifices plutôt majestueux, notamment l’hôtel Riu qui surplombe la Plaza de España (on se croirait presque à Central Park à New York).

Le Templo de Debod se situe juste derrière, à l’abri des bâtiments, dans un parc. Le temple d’Amon date de l’Egypte antique et impressionne par son emplacement et sa construction.

J’y suis allée dès l’ouverture à 10h et j’étais pratiquement seule pour arpenter cet édifice datant du IIe siècle av. J.-C et apporté à Madrid en 1972.

Pas de chance, il n’y avait pas d’eau dans les bassins, ce qui enlevait un peu de magie au moment (ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h30 et l’entrée est gratuite mais il faut obligatoirement réserver son créneau en amont).

Dernière visite du séjour : le musée naval. J’ai été agréablement surprise par la qualité et la quantité des œuvres retraçant l’histoire des conquêtes navales de l’Espagne, allant du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui.

Si vous aimez les anciennes cartes et les bateaux, vous allez adorer cet endroit (ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h, entrée gratuite mais une contribution de trois euros est demandée).

Ici s’achève ce court séjour dans la capitale espagnole, qui fut une franche réussite ! J’ai même préféré Madrid à Barcelone… mais Séville reste au-dessus.

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