Un week-end à Porto en février

Après l’Algarve et Lisbonne, me voilà de retour au Portugal, cette fois à Porto.

La deuxième plus grande ville du pays est la destination idéale pour un week-end de deux ou trois jours.

Au programme : panoramas en veux-tu en voilà et terrasses ensoleillées.

@lesvoyagesdelauriane

Ce que j’ai fait à Porto en deux jours complets 🇵🇹🌞 (Non montré : le centre portugais de la photo, que je n’ai pas trouvé très intéressant 😅) #porto #portugal🇵🇹 #travel #wheretovisit #whattodo

♬ Happy holiday bright fun piano music(1595538) – Noru

Informations pratiques

Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et le Portugal. Quand il est 9h chez nous, il est 8h à Porto.

Le coût de la vie est moins cher qu’en France, d’en moyenne 20%, qu’il s’agisse de la restauration, des transports et du logement.

Le système de transports en commun est composé du métro (six lignes, entre 6h et 1h du matin), du tramway, des bus et du funiculaire.

Un aller simple de métro coûte 1,40€. Chaque voyageur doit avoir sa carte individuelle (« Andante », 0,60€), qui s’achète en machine ou en boutique et qui est également valable pour le bus. Elle se recharge avec des crédits (« títulos »). Les tramways ont un tarif spécial (3,50€/6€ aller-retour) et les billets sont disponibles à bord. L’aller simple pour le funiculaire dos Guindais est à 4€, l’aller-retour à 6€.

À Porto, le pourboire n’est pas obligatoire. Il est d’usage d’arrondir le montant au restaurant ou dans un taxi. Pour les établissements plus touristiques, le pourboire attendu est de 10%.

L’anglais est parlé plutôt couramment dans les établissements touristiques mais il est bon d’apprendre quelques mots élémentaires : bom dia (bonjour), boa tarde (bonne après-midi), adeus/ciao (au revoir), obrigado/obrigada (merci), por favor (s’il vous plaît).

Comment y aller ?

En avion, Porto se trouve à environ 2 heures de vol de Nice. La compagnie easyJet relie les deux villes à raison d’une liaison par jour, sauf le vendredi, toute l’année.

L’aller-retour pour deux personnes, sans bagage ajouté en cabine, a coûté 116€ en février 2025.

Quand y aller ?

Je vous conseille fortement de vous y rendre hors saison pour éviter le plus gros des touristes.

Côté météo, il a plu la première soirée mais le soleil a brillé les deux jours suivants lorsque j’y suis allée fin février 2025. Les températures étaient clémentes, autour de 20°C maximum.

Où se loger ?

J’ai résidé dans l’appartement de Mariana sur Airbnb, un T2 spacieux et lumineux avec une terrasse privée, situé en plein coeur du centre historique, à deux pas de la cathédrale de Porto.

Les trois nuits pour deux personnes ont coûté 208€ en février 2025.

Où manger et boire ?

Sans surprise, on mange bien à Porto. Je n’ai pas pris le temps de goûter la spécialité locale, la francesinha, une espèce de croque-monsieur avec plusieurs types de viandes, mais je me suis quand même régalée tout au long du séjour.

Voici les adresses testées et approuvées :

– Esplanada do Teleférico (bar, tapas, vue panoramique) ;

– Uva by Cálem (bar, vue panoramique) ;

– Espaço Porto Cruz (bar, vue panoramique) ;

– Base (bar dans un parc) ;

– Cerca Velha (bar, snack) ;

– TimeOut Market (halles couvertes) ;

– Look.Sharp (brunch) ;

– CA Downtown (brunch) ;

– Casa Portuguesa do Pastel de Bacalhau (street food) ;

– Mercado do Bolhão (marché couvert)

– Castro (pastel de nata).

L’itinéraire en détail

Jour 1 : quartier Ribeira

La visite a débuté par le quartier Ribeira, le centre historique de la ville, où le logement était situé (pratique, n’est-ce pas ?).

Premier arrêt : la Sé, la cathédrale de Porto. Cet édifice religieux est un incontournable. Il est non seulement magnifique, surtout grâce à ses azulejos (faïences colorées), mais il offre un panorama dégagé sur la vieille ville.

L’entrée est à 3€, ce qui est honnête vu tout ce qu’il y a à voir. La cathédrale est ouverte de 9h à 18h30 en été et de 9h à 17h30 en hiver. Elle est fermée pour Noël et Pâques.

On enchaîne avec la Torre dos Clérigos, ou tour des Clercs en français, collée à l’église du même nom.

Du haut de ses 76 mètres et plus de 200 marches, elle est la plus haute tour du Portugal. Au sommet, la vue à 360° est saisissante, il faut l’avouer.

L’entrée est à 10€, ce que je trouve assez élevé. La tour est ouverte tous les jours, de 9h à 19h.

Direction le pont Dom Luìs I, qui relie les deux rives du Douro. Cet ouvrage, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, a été construit entre 1881 et 1886 par un ancien associé de Gustave Eiffel.

Le métro aérien passe sur l’étage supérieure, accessible aux piétons. Il également possible de le parcourir sur l’étage inférieur, ouvert aux voitures et aux promeneurs.

Pour l’admirer dans toute sa splendeur, je vous conseille de vous rendre au miradouro da Serra do Pilar.

Une fois sur l’autre rive, côté Vila Nova de Gaia, je suis redescendue au niveau de la rivière grâce au téléphérique de Gaia, au niveau du Jardim do Morro.

La courte traversée est sympathique mais le coût de l’aller simple, à 7€, est quand même (très) élevé 😅.

Une fois sur les quais, j’ai longé la rivière en admirant la vue sur le quartier Ribeira, avant de reprendre le pont par l’étage inférieur pour me balader sur les quais d’en face.

Il y a plein de terrasses super chouettes pour s’arrêter et profiter.

Jour 2 : une des plus belles librairies du monde

Le second jour complet à Porto a débuté, outre le brunch (voir la section « Où manger et boire ? »), par la visite de la gare de São Bento.

Pas pour prendre le train mais pour admirer les plus de 20 000 azulejos dépeignant des scènes majeures de l’histoire portugaise.

Elle est ouverte tous les jours et l’accès est, évidemment, gratuit.

On continue avec un lieu qui m’a beaucoup été recommandé : la librairie Lello.

Ouverte en 1906, elle figure parmi les plus populaires du monde et, on ne peut pas le nier, la façade comme l’intérieur sont magnifiques.

En revanche, j’ai été déçue de l’aspect « business » : il faut réserver son billet sur le site internet et l’entrée est à 10€ minimum. Ce montant est déduit si vous achetez un livre mais vous ne pouvez pas le cumuler avec le bon d’achat d’un autre visiteur, même si vous êtes ensemble.

Par ailleurs, la librairie a longtemps entretenu la rumeur que les escaliers majestueux avaient inspiré J.K. Rowling pour ceux de Poudlard, ce que l’auteure de la saga Harry Potter a démenti en 2020.

L’endroit est devenu une attraction touristique et a perdu, à mon sens, son âme de librairie authentique (ouverte tous les jours de 9h à 19h).

En sortant, je me suis dirigée vers un endroit bien plus typique : le mercado do Bolhão.

Ce marché à moitié couvert s’érige sur plusieurs étages et abrite de nombreux stands de produits locaux ainsi que des restaurants. C’est l’endroit idéal pour décompresser.

À quelques centaines de mètres, se trouve la chapelle das Almas, réputée pour sa façade recouverte, encore une fois, d’azulejos. L’intérieur est moins impressionnant.

L’entrée est gratuite et l’édifice est ouvert tous les jours, du lundi au jeudi de 7h30 à 18h, jusqu’à 20h le vendredi et 7h30 à midi puis de 18h30 à 19h30 le week-end.

La dernière visite de la journée était la plus décevante du séjour : le centre portugais de photographie.

Je ne sais pas trop si l’endroit était en rénovation, s’il est toujours comme ça ou pas mais… tout était brouillon. Peu d’explications, les expositions du moment n’étaient pas très intéressantes (à mon goût)… C’est dommage parce que le bâtiment est absolument magnifique.

L’entrée est gratuite (heureusement) et il est ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, de 15h à 19h le week-end et fermé le lundi.

J’ai terminé la journée en retournant sur les quais pour prendre un dernier verre avec vue sur le quartier Ribeira. J’en ai profité pour rentrer au Airbnb en prenant le funiculaire de Guindais (4€ l’aller simple), que je vous conseille.

Ici s’achève ce court séjour à Porto. J’ai été agréablement surprise par la beauté du centre historique et par l’ambiance tranquille qui s’en dégage. D’ici à dire que je la préfère à Lisbonne… Difficile de trancher !

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