Pics acérés, alpages verdoyants, villages charmants, températures fraîches… Les arguments ne manquent pas pour vanter les mérites de la Savoie.
C’est la première fois que je me rendais dans ce département des Alpes françaises et c’est un sans faute !
De ce que j’en ai vu, c’est-à-dire le Beaufortain, on pourrait croire à un mélange entre la Suisse et les Dolomites. Plutôt sympa, donc.
Voici le guide complet de cette destination idéale pour le début de l’été.
Quand y aller ?
J’ai attendu la dernière semaine complète de juin 2026 pour m’y rendre, juste après l’ouverture des cols routiers.
L’ensemble du pays subissait à ce moment-là une canicule très sévère mais les températures en Savoie étaient vraiment clémentes, surtout le soir où j’avais même un peu froid (bonheur absolu).
En termes de densité touristique, j’étais tranquille, autant sur les chemins de randonnée que dans les villages.
Comment y aller ?
En voiture, le Beaufortain se trouve à environ six heures de route de Nice, qu’on passe par l’Italie ou par l’intérieur de la France.
En transports en commun, c’est plus délicat. Depuis Albertville, la commune la plus proche où se trouve une gare ferroviaire, la ligne 21 permet de rejoindre en bus Arêches-Beaufort.
Une navette gratuite amène ensuite jusqu’aux points d’intérêts du territoire mais elle n’opère qu’en juillet et août.
Où se loger ?
J’ai résidé dans un Airbnb spacieux à Arêches-Beaufort, dans un appartement au rez-de-chaussée d’un chalet très bien isolé, qui conservait la fraîcheur sans climatisation. La terrasse, qui donnait sur les montagnes sans vis-à-vis, était un plus très appréciable.
Les quatre nuits en juin 2026 ont coûté 437€.
L’itinéraire en détail
Jour 1 : randonnée du mont Coin
La découverte de la Savoie démarre avec la randonnée menant au mont Coin, au départ du cormet d’Arêches situé à 2 109 mètres d’altitude.
Les trois derniers kilomètres pour y accéder se font sur une piste rocailleuse mais carrossable, ouverte aux voitures en général du 15 juin au 15 octobre. Je l’ai parcourue en Twingo, à environ 10km/h, et mes pneus en sont sortis indemnes !




L’itinéraire, simple à suivre grâce aux panneaux et aux balises, est de difficulté moyenne. Comptez 5,4 kilomètres aller-retour pour 435 mètres de dénivelé positif.
Arrivé au mont Coin, à 2 539 mètres d’altitude, la vue à 360 degrés est grandiose. On aperçoit bien le massif du mont Blanc ainsi que la célèbre Pierra Menta.




À noter, pour les conducteurs effrayés par la piste rocailleuse, qu’il est possible de commencer la randonnée du barrage de Saint-Guérin (environ 16 kilomètres aller-retour, 1 000 mètres de dénivelé positif).
Jour 2 : balade au lac de Saint-Guérin
Pour se reposer de cette randonnée éprouvante, j’ai opté le lendemain pour une balade autour du lac de Saint-Guérin, à 1 557 mètres d’altitude.
Plusieurs aires de stationnement gratuit se trouvent à proximité directe du lac artificiel, dont le point d’intérêt majeur est la passerelle himalayenne s’étendant sur 83 mètres de long.




Comptez environ 3 kilomètres pour le tour complet et 100 mètres de dénivelé positif. Je vous conseille d’y aller le matin, quand il fait encore frais et qu’il n’y a personne.
La baignade est interdite mais il est possible de se poser et pique-niquer sur l’une des petites plages, près du parking.




À noter qu’un petit snack, bénéficiant d’une vue plongeante sur le lac et les montagnes, se situe sur le parking (cartes bancaires acceptées).
Jour 3 : randonnée de la roche Parstire
Vous allez en prendre plein les yeux avec cette randonnée, la dernière que j’ai effectuée dans le Beaufortain.
Il s’agit de l’itinéraire allant jusqu’à la roche Parstire depuis le col du Pré, juste au-dessus d’Arêches-Beaufort, à 1 703 mètres d’altitude.
Chemin de crête avec vue vertigineuse sur le mont Blanc, lac à l’eau turquoise, traversée de plaines verdoyantes… Cette randonnée entre probablement dans le top 10 des plus belles que j’ai pu faire, toutes zones géographiques confondues.




Elle pique un peu, tout de même, avec 500 mètres de dénivelé positif pour une boucle de 8,2 kilomètres.
À noter que le restaurant La Marie Rose, situé au col du Pré, propose d’excellentes tartes aux myrtilles… héhé.




Ici s’arrête ce cour séjour en Savoie, qui m’a donné envie d’explorer davantage ce beau territoire des Alpes.


